"C’était chouette de pouvoir prendre le temps d’expliquer des choses, d’aller au fond de ce que j’avais envie, de raconter en plus de trois minutes."

Publié le par chauve-stephane

Comment fais –tu pour donner vie à une chanson ?

 

Ca dépend. Pour le premier album, j’ai tout  fait en guitare-voix. Pour les deux autres, j’avais des textes seuls, puis après j’ai construit des musiques sur ordinateur. Là, je repars aussi en guitare-voix. C’est vraiment aléatoire. Il n’y a pas de règles.


Je vois qu’en  2010, tu publies  un livre« La nuit ne viendra jamais », un roman. Est-ce que ça t’a plu et pourquoi ne pas en refaire un autre ?

 

C’était une commande d’une boite d’édition. Ca s’inscrivait dans une collection particulière de polars. C’était assez bien car il y avait un cahier des charges et j’étais guidé. C’était chouette de pouvoir prendre le temps d’expliquer des choses, d’aller au fond de ce que j’avais envie, de raconter en plus de trois minutes. Quand tu écris une chanson tu es obligé, tu le sais, d’aller à l’essentiel et puis des fois il te manque un peu de temps. Et tu te dis « comment je peux tourner ça pour que les gens comprennent ? ». Dans le roman, je peux dire  ce qui me préoccupe en 170 pages. En refaire un ? Oui, c’est un peu l’idée à moyen terme. J’ai appris au fil du temps, de ces 6 ans passés à faire de la musique que les choses arrivent naturellement. Je sais qu’il y aura une période de vide où je n’aurai plus du tout envie de faire de la musique et à ce moment là peut-être que je saisirai ma chance pour écrire un scénario ou un livre.

 

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Après ces 6 ans, que faudrait-il te souhaiter maintenant ?

 

Il  faudrait que je puisse faire ce fameux album qui toucherait le grand public un peu comme tous ceux qui sont un peu nos maîtres à penser. On va citer encore les Gainsbourg, Bashung ... Arriver à faire à la fois un album qui réunit la critique et le grand public. C’est super dur de nos jours car les gens n’écoutent plus les albums comme avant. Maintenant il y a beaucoup de gens qui ne font même plus d’album. On fait des 4 titres… A la mort de Michael Jackson, on avait parlé de Thriller avec quelqu’un du Figaro. Jamais personne ne refera un album comme ça parce qu’on a plus le temps d’avoir mille chansons, d’en extraire douze et puis de les travailler pendant six mois en studio. 

 

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