Brune l'interview (partie1)

Publié le par chauve-stephane

Bonjour Brune, merci d’avoir accepté de répondre à mes questions et d’être la première artiste présentée sur ce blog. Apprenons à te connaître.

 

Tout commence à Lyon. Comment viens-tu à la musique ?

 

Mon père était violoniste dans des orchestres et professeur de violon. Il mettait souvent de la musique classique à la maison donc je crois que ça m'a semblé tout naturel de faire un instrument de musique et j'adorais le son du piano. J'ai commencé à l'âge de 8 ans.

 

Si tu avais un seul souvenir à retenir durant cette période, ce serait lequel ?

 

Le jour où j'ai reçu mon vrai piano à 8 ans ! Je suis rentrée de l'école à midi pour manger chez moi et j'ai vu qu'il était là ! Du coup je me suis mise à jouer et j'en ai oublié de retourner à l'école l'après midi ! Bon disons que j'ai eu un gros retard ;-)

 

Puis c’est Paris, « métro, boulot, dodo ». Pourquoi le métro ? Comment articuler ton métier d’enseignante et tes prestations souterraines ? Quelles étaient les réactions de ton entourage (famille, collègues et élèves…) ?

 

J'ai commencé le boulot de prof en 2002 et le métro en 2007. J'y allais souvent après les cours ou pendant les vacances scolaires. Au début je ne l'avais dit à personne à part des amis proches car certains ont encore l'esprit étriqué ;-) Et un jour ma mère est tombée par hasard sur le journal 20 minutes où il y avait un article sur les musiciens du métro et ma photo en gros ! Mais ça va elle l'a bien pris !

 

Après réflexion, le métro fut-il un gage de réussite ?

 

Grâce au métro j'ai pu jouer dans des gros festivals comme Solidays et Art rock. Je n'y aurais jamais eu accès sans eux. Donc oui le métro ce n'était pas facile tout le temps mais il y avait de chouettes récompenses du coup ! Et aujourd'hui encore ils me soutiennent.

 

Si je te dis LA rencontre déterminante dans ta carrière, tu me dis ? Pourquoi ?

 

La rencontre déterminante est celle avec Valentin Montu en décembre 2008. C'est mon réalisateur. Il est venu me voir à un concert où je jouais toute seule et il m'a dit qu'il adorait mes chansons et qu'il voulait les arranger. Il m'a aussi dit que je signerais en maison de disque ce qui fut le cas effectivement ! Cette rencontre fut une vraie chance.

 

Lors de ton passage à Taratata, Nagui explique qu’il a reçu une gifle en écoutant ton album Brune… Wouahou ! Quel compliment ! Le succès a été au rendez-vous avec Rupture song notamment. Comment as-tu géré cette reconnaissance du public ?

 

Tiens je ne me souvenais même plus que Nagui avait dit ça !  Whaou effectivement ! Sinon oui le single Rupture song a bien marché, après il y a eu Un cheveu blanc et même avant il y avait Paris... Après c'est un premier album et il faut se dire que rien n'est acquis. Mais oui, l'accueil de la part des gens m'a fait super plaisir par contre j'ai les pieds sur terre et je me dis aussi que tout peut s'arrêter un jour...

 

Comment est né cet album ? Comment l’as-tu élaboré car il a de multiples facettes (folk, pop ou électro…) ?

 

Dans le premier album il y a un condensé des meilleures chansons que j'ai pu faire de 18 à 30 ans ! Au niveau du style c'est beaucoup Valentin qui a apporté sa touche et j'ai adoré ! Je crois qu'il a trouvé ce qui me correspondait...

 

Ma chanson préférée est John…Et pour toi, quelle est celle qui encore aujourd’hui te touche ?

 

La chanson qui me fout le plus de frissons quand je la chante c'est Paris. Quand je la chante je me souviens toujours du moment noir dans lequel je l'ai écrite. Un moment où j'avais envie de me taper la tête contre les murs… du coup la chanter devant un public c'est chouette....

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