La musique peut exister n'importe où, n'importe quand, n'importe comment.

Publié le par chauve-stephane

Comment as-tu commencé à jouer de la musique ?

Ohla non, ma mère ne sait même pas qui sont les Rolling Stones. Je me suis mise à la guitare ado, parce que je rêvais de devenir un surfeur californien et de pécho sur la plage. Je ne suis pas devenue un surfeur californien, mais j'ai pécho sur les plages. C'est déjà ça.

Tu as eu une formation de comédienne (cours Florent) mais finalement tu chantes. Comment s’est passé ce virage artistique?

Quand je suis sortie de l'ENSATT (l'ancienne école de La Rue Blanche), je me suis vite rendue compte qu'être comédienne, c'est dépendre beaucoup du désir des autres. Et comme moi je n'aime pas beaucoup dépendre des autres, et que j'avais des tas de chansons en poche que j'écrivais depuis quelques années, je me suis dit "tiens, si j'allais les chanter dans un bistrot", pour me faire des petits sous et surtout, surtout, avoir un espace de liberté ou je ne devais attendre l'aval ou l'envie de personne pour créer quelque chose. Car la musique permet cela. Ça peut exister n'importe où, n'importe quand, n'importe comment. Au départ, c'était aussi simple que ça. Il ne s'agissait pas d'abandonner une forme d'expression pour une autre, mais simplement me créer un endroit d'autonomie artistique. Je n'ai jamais eu l'ambition d'en faire un "métier", une "carrière". Tout le reste est venu par surprise, pour moi la première.

D’ailleurs, comment est né ce personnage de GiedRé, cette jeune femme arborant des robes de couleur et qui chante sans tabou?

Par voie naturelle, sans péridurale. C'est du moins ce que m'a dit ma mère.

La musique peut exister n'importe où, n'importe quand, n'importe comment.

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