On cherche l’énergie dans nos compos, mais surtout y imprégner une atmosphère en rapport avec le texte.

Publié le par chauve-stephane

Julien, après t’avoir croisé au pied d’une scène détrempée lors du printemps de

Bourges, je te retrouve, comme promis, plus au sec, pour te poser quelques questions.

Dans un premier temps, peux-tu nous dresser le portrait d’Arcadya et de ses membres.

Comment le groupe s’est formé ?

Arcadya c’est d’abord 5 personnes, Ronan et Gregory pour les guitares, Benoit à la Basse, Bruno à la Batterie et enfin moi (Julien) qui suis au chant. Le groupe est né de façon assez classique, par le biais de rencontres et surtout d’affinités, tant sur le plan musical qu’humain ! J’écris depuis plusieurs années et à un moment donné, j’ai ressenti le besoin de mettre mes textes en musique. J’ai donc commencé à chercher d’autres musiciens et fin 2011 le projet Arcadya a vu le jour. On a ensuite travaillé plusieurs mois pour trouver une orientation musicale.

Justement comment définirais-tu votre musique ? La guitare est vraiment très présente. Alors, c’est plutôt pop ou rock ?

Notre musique, je la définirais dans une veine rock français, avec effectivement des guitares très présentes sur tous nos titres. On cherche l’énergie dans nos compos, mais surtout y imprégner une atmosphère en rapport avec le texte. Après te dire si ce que nous faisons est plutôt rock, pop ou chanson française, je ne saurais trancher ! Je pense qu’il y a des 3 dans notre musique. En fait même si la dominante est peut être rock, on ne va pas s’empêcher de faire un titre ou deux guitare/chant bien au contraire !

L’autre composante essentielle des chansons est le texte bien servi par ta voix d’ailleurs.

Alors comment faites-vous pour élaborer une chanson, vous partez du texte ou plutôt de la musique ?

Effectivement le texte a une grande importance dans le processus de création de nos titres. Souvent on nous demande pourquoi avoir choisi de chanter en français plutôt qu’en anglais. Moi ce que j’aime dans le français c’est la puissance de certains mots, le but premier est de venir toucher les gens par la musique bien évidemment mais également avec nos textes. Il y a un petit côté viscéral qui me plaît quand on chante en français.

Votre album « l’échappée » est sorti en octobre 2014. J’ai l’impression que son titre et sa pochette retranscrivent une envie de liberté ? Vous avez envie de vous échapper de ce monde un peu maussade ?

Tu as tout compris, les dix titres de l’album sont sur le thème de « l’échappée » sous toutes ses formes. On navigue entre désillusions et espoir, et même si la plupart des textes restent sombres, il y a cette envie de bonheur derrière, cachée dans le peloton qui attend son heure. C’est ce que nous avons voulu retranscrire dans cet album.

J’ai vu que tu écrivais beaucoup de textes. Comment trouves-tu des thèmes ?

Les thèmes je les pioche dans mon quotidien, ma vie personnelle, mon ressenti émotionnel de l’instant. Évidemment l’imagination prend parfois le pas sur le réel ! J’aime observer ce qui se passe autour de nous et toute cette vie qui gravite autour.

Pour toi, une chanson réussie est avant tout une mélodie accrocheuse ou doit-elle transmettre un message fort ?

Je pense surtout que c’est l’harmonie des deux qui fait une chanson réussie.

Effectivement je cherche à faire passer un message ou tout du moins une émotion.

Cependant la mélodie va permettre d’accentuer cela.

On cherche l’énergie dans nos compos, mais surtout y imprégner une atmosphère en rapport avec le texte.

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