On a abordé Minou comme un pari, une sorte de défi au départ.

Publié le par chauve-stephane

Pour commencer, comment êtes vous tombés dans la musique? Vous avez été influencés petits par une famille de musiciens ou par un artiste ?

Nous sommes tous les 2 issus de familles qui écoutaient beaucoup de musique. On a tous les deux eu assez tôt des instruments à la maison. Personne ne nous a jamais forcés à les utiliser mais on a passé des heures dessus. Concernant les premiers artistes qui ont forgé notre envie et notre culture musicale, Sabine a été bercé par les Stones et moi par Queen, donc on a eu naturellement la notion du « jouer ensemble », de la scène et de la composition.

Et puis vos chemins se sont croisés. Comment s’est faite votre rencontre et comment avez-vous décidé de jouer ensemble, car si j’ai bien compris cela fait 10 ans que vous vous connaissez…

On s’est rencontré pour la première fois au lycée, dans une salle dédiée à la musique. On avait la chance d’avoir un petit lieu libre d’accès avec une batterie, des amplis, des guitares…On était tout une bande à tourner dans ce lieu entre les heures de cours. On s’est naturellement rapproché pour jouer ensemble, monter des reprises, un petit groupe puis des concerts locaux. C’était en 2003 !

Comment votre projet Minou est-il donc né ?

Minou est né après 10 ans de collaboration ensemble avec Sabine. On avait monté différents groupes entre temps et accompagné des artistes. Mais on voulait former notre propre projet. On a abordé Minou comme un pari, une sorte de défi. C’était tout nouveau, la compo à deux, le chant en français, en mélangeant nos influences multiples. On cherchait surtout à se surpasser, sortir de ce qu’on savait faire, casser les codes. On avait des tonnes de bribes de compo sur l’ordi, on aurait trouvé ça dommage de rien en faire.

Vous chantiez en anglais mais maintenant vos textes sont en français. C’est une envie de transmettre un message ou une émotion qui peuvent être compris par le plus grand nombre ?

On ne voulait pas se cacher derrière une langue, ou des chansons qui ne nous correspondaient pas à 100%. Minou a toujours été un projet en français depuis le début. C’était important pour nous de véhiculer autre chose que des mélodies, on voulait un sens narratif immédiat, et on s’amuse beaucoup plus à tordre les mots en français, c’est très musical comme langue, pourquoi s’en priver !

Vous avez aussi participé tous les deux à la tournée de Blankass Ce fut un virage musical pour vous ?

Cette parenthèse de 2 ans à surtout servi à prendre du recul sur nos envies futures. Ca a été très bénéfique et très formateur. On revenait chez nous la tête disponible et avec encore plus l’envie de travailler sur notre propre projet. Tout ça sans se forcer, personne ne nous attendait, on avait aucune échéance, aucune charte d’écriture, c’était vraiment une période très libérée pour écrire et donner forme à Minou.

On a abordé Minou comme un pari, une sorte de défi au départ.

Publié dans L'univers pop de Minou

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