"Mais voilà, maintenant il faut expérimenter même si on n’est pas vraiment éloigné de ce qu’on faisait précédemment."

Publié le par chauve-stephane

Il y a eu pas mal de changements dans le groupe depuis la fin des années 90, avec des départs et des arrivées. Ce qui aurait pu vous affaiblir ne vous a pas rendu plus fort ?

Fred : Probablement. Astonvilla se nourrit des individualités qui le composent. Le dernier arrivé, Tonio à la guitare est l’ancien backliner du groupe. Il connaît tout l’univers d’Astonvilla. Ca s’est fait de manière très naturelle. Ca permet aussi de faire évoluer le son du groupe mais aussi l’écriture ou la composition tout en gardant la signature vocale. Même si elle a changé aussi. Je chante de manière plus grave, plus crooner. J’ai l’impression que ces changements marchent par cycle. Ce sont des cycles de 7 ans, un peu comme dans un couple.

« Joy machine » est donc le 5 ème album du groupe. Il marque une évolution avec plus d’électro…

Greg : Les guitares sont différemment exploitées, ainsi que les basses qui sont plus mises en avant sur cet album Parce que les années 90 sont finies. On a donc essayé une autre façon de composer les morceaux.

Fred : C’est important de ne pas se répéter. Les années 90 nous ont longtemps inspirés mais cela représente un son un peu dépassé même si on y revient un peu. Dans la musique il y a toujours un effet balancier. Avec cet album, on s’est fait plaisir avant tout et on a essayé des choses qu’on n’avait pas eu l’occasion d’expérimenter dans les albums précédents. Cela a donc orienté l’écriture des textes et la composition d’une manière complètement différente. Et dès les premières notes, on a eu la banane ! Et ce sentiment ne nous a pas quittés durant tout le processus de création. Et je pense que ça s’entend sur le disque.

Tu avais aussi envie de te sentir plus à l’aise vocalement.

Fred : C’est complètement ça. Quand j’écoute les albums précédents, j’ai vraiment l’impression de chanter à côté et de me chercher. Il y a cette volonté de chanter haut pour transpercer la musique. Mais avec le recul je me rends compte que j’essaie de transpercer la musique parce qu’il y a trop de guitares, trop de sons. Sur l’album « De jour comme de nuit » je l’ai bien fait et je suis assez content. Mais voilà, maintenant il faut expérimenter même si on n’est pas vraiment éloigné de ce qu’on faisait précédemment. Mais je sais qu’en termes d’interprétation vocale je me retrouve totalement aujourd’hui.

"Mais voilà, maintenant il faut expérimenter même si on n’est pas vraiment éloigné de ce qu’on faisait précédemment."

Commenter cet article