"J’aime bien le côté « contre pied » que l’on est en train de prendre."

Publié le par chauve-stephane

Alors comment ces changements ont-ils été reçus par le public ? Car sur internet on trouve peu de critiques portant sur Joy Machine.

Fred : C’est ça le problème. Quand tu es tout seul, pour augmenter ta visibilité et faire savoir que tu viens de sortir un album, cela prend plus de temps. L’album est sorti au mois de juin et la tournée a commencé au mois de septembre. On sait que ça va prendre du temps. C’est encore confidentiel car les médias traditionnels n’ont pas suivi. Mais on va pouvoir le pousser encore pas mal de mois et on fera un bilan l’été prochain. On ne tire pas des conclusions au bout de trois mois. On sait qu’on est juste à la fin de la première mi-temps.

 

Greg : C’est vraiment un travail de fourmis. On ne peut pas envahir les médias traditionnels qui sont de plus en plus difficiles d’accès. Il y a beaucoup moins d’émissions musicales. Quand on a sorti l’album « De jour comme de nuit », on a enchainé les émissions télés et radios… On avait un plan d’attaque complètement différent. Aujourd’hui, les émissions de live sont plus rares et les accès sont plus restreints. C’est compliqué mais on fait des concerts. Même si ça aussi ça devient complexe sans exposition médiatique.

 

Fred : Quoiqu’on se débrouille plutôt bien d’après les échos qu’on reçoit. Apparemment, d’après les programmateurs des salles, on fait de très bons scores et personne ne le sait. Je suis content de le dire dans les humeurs de Steph. Comparativement à d’autres artistes qui sont bien installés ou à l’inverse avec une existence plus récente, on est au dessus du lot. Comme cette information commence à circuler, on reste confiant. C’est important, car il faut savoir qu’aujourd’hui le live génère plus de droits que le disque qui ne se vend plus. Maintenant on achète un titre par ci par là et on consomme en terme de playlists. Si on a un titre ou deux dans chaque playlist, c’est déjà pas mal. Tout n’est pas noir, bien au contraire, même s’il faut se battre. Ca reste un combat quotidien. Maintenant ce qui est curieux, c’est qu’on rencontre plein de gens qui ne nous connaissent pas et qui découvrent Astonvilla. Pour les albums précédents, on n’a pas été confronté à ce cas de figure. C’est très surprenant mais très positif. Maintenant il faut que l’on soit patient dans une société ou tout doit venir immédiatement. J’aime bien le côté « contre pied » que l’on est en train de prendre.

 

Au niveau de la programmation de vos concerts, le nom Astonvilla vous aide à trouver des dates ?

Fred : Carrément, car il y a une crédibilité et surtout notre base de fans qui n’est pourtant pas visible sur le net. Quand tu vois le nombre de vues sur youtube ou le nombre de fans sur facebook, tu te dis « ouais, bof ». Mais la réalité est toute autre. On est agréablement surpris.

 

Et puis il y a eu le Trianon, le 21 octobre, belle rencontre avec les fans…

Fred : Oh oui, on a d’ailleurs fait une très belle captation ; c’était super ! On a aussi fait un Alhambra complet. On arrive à remplir ces salles parisiennes. Maintenant on est un des derniers groupes à chanter en français dans le paysage rock français. Aujourd’hui ses fers de lance comme Shakaponk, Skip the use… chantent tous en anglais. Je suis content de ce côté décomplexé. Il était temps car on était très en retard par rapport au reste du monde.

 

Vous avez des dates prévues prochainement?

Fred : On ne les a pas encore mais on est en train de les caler.

 

Merci encore Fred et Greg d’avoir répondu à mes questions juste avant votre concert.

Fred : Merci à toi d’être venu jusqu’à nous.

Greg : Bon concert et à bientôt.

"J’aime bien le côté « contre pied » que l’on est en train de prendre."

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