"Etre artiste c’est une maladie. On n’a rien de plus que les autres, on cherche juste à se mettre à nu ..."

Publié le par chauve-stephane

Tu as aussi une autre corde à ton arc. La peinture. Tu as fait une exposition à Bourges l’année dernière. Pour toi, la peinture est un complément à la musique ou tu t’éclates complètement différemment quand tu peins.

Pour moi c’est la même chose. Etre artiste c’est une maladie. On n’a rien de plus que les autres, on cherche juste à se mettre à nu pour montrer nos émotions. Pour ça on a plein d’outils : la chanson, la peinture, la sculpture, le théâtre, la danse, la cuisine… J’ai toujours abordé les rapports humains, la simplicité, la mélancolie et la fraternité. Quand je dessine mes bonshommes énormes, c’est mon côté hédoniste. Dans une chanson comme Pour la lumière, je parle du sans-papiers qui arrive en France. Je me sers d’outils différents mais je montre à chaque fois mes émotions.

Tu as une autre expo prévue ?

Oui à Vierzon à partir du début du mois de novembre. C’est un travail sur les anciens commerces. Je peins sur d’anciennes factures de la ville. Elles datent pour la plupart de la première moitié du 20ème siècle. Il y a différents commerces représentés : des épiceries, des vignerons, des magasins de vêtements, des élevages de cochons… Je peins à la gouache dessus, j’imagine le commerçant. J’en avais déjà fait quelques unes à Bourges et j’aimerais bien proposer ce concept à plusieurs villes.

Mais comment arrives-tu à t’organiser entre ton projet solo, Blankass, Balthazar, la peinture… ?

Quand tout s’est accumulé, j’ai été obligé, tous les soirs, de me faire des listes de ce que je devais faire dans l’ordre car en plus je n’ai pas de tête. J’essaye d’avoir un peu de rigueur. En ce moment, je chante en solo tous les week-ends. Dès que je reviens, je travaille sur le conte avec Johan. En même temps, je prépare mon expo pour Vierzon. Je n’ai pas beaucoup de temps libres mais en même temps, je n’ai pas l’impression de travailler. Mais c’est vrai que j’aimerais bien avoir des week-ends avec mes gamines. D’un autre côté, elles viennent me voir chanter et quand je peins je suis à la maison et puis je peux me dégager des moments, ça me permet d’en profiter aussi. Maintenant c’est vrai, il ne faut plus que je m’engage dans un projet supplémentaire…

"Etre artiste c’est une maladie. On n’a rien de plus que les autres, on cherche juste à se mettre à nu ..."

Nulle Part Ailleurs; 14 janvier 1997...

Commenter cet article