Retour sur l'interview de Juliane Chleide

Publié le par chauve-stephane

Alors pour commencer, peux-tu nous décrire un peu ton enfance en Belgique ?

Mon enfance ? Je dirais juste que j’ai grandis dans un environnement sain entourée de mon famille. Je pense avoir eu une enfance heureuse, simple et enrichissante.

J’ai lu qu’à quinze ans, tu apprends la guitare toute seule. Tu as toujours été attirée par la musique ou cette passion est-elle venue avec l’adolescence ?

J’ai toujours aimé la musique mais c’est vraiment lorsque j’étais adolescence que j’ai ressentis le besoin de m’y intéressé de plus prêt. J’ai appris la guitare en autodidacte et n’ai jamais pris de cours de chant… C’est venu assez naturellement.

Puis tu as créé ton groupe. Tu peux nous parler de cette période ?

Nous étions trois filles inséparables, et un ami est venu s’ajouter au clavier par la suite… C’est avec eux que j’ai appris à jouer de la guitare et que nous avons fais nos premiers pas sur scène. Ce sont ces moments là qui ont été un véritable déclic pour moi. Il y a vraiment eu des supers moments que je n’oublierais pas.

Pourquoi as-tu décidé de continuer seule par la suite ? Comment passe-t-on du groupe à une carrière solo ?

Ca n’a pas vraiment été un choix, la vie a fait que nous avons emprunté des chemins différents los de nos études. Nous n’avions plus les mêmes envies, les mêmes besoins. J’ai tout arrêté au moment où j’ai commencé mes études d’infographie, pour me consacrer vraiment à mon diplôme et pouvoir reprendre la musique par la suite, encore plus intensément.

Comment a réagi ta famille en voyant que tu te destinais à la carrière de chanteuse ? Ca n’a pas dû être simple pour eux, ils t’ont encouragé ou au contraire ils ont cherché à t’en dissuader ?

Il y a eu des deux... Ca n’a pas toujours été simple mais le plus important pour moi c’est, qu’à l’heure d’aujourd’hui, ils comprennent plus facilement mes choix et me soutiennent.

Il y a eu l’expérience The Voice. Qu’est-ce qui t’a poussée à y participer ? La recherche de la notoriété ? Savoir ce que tu valais vraiment ?...

Je n’ai jamais cherché à être « connue », même si c’est un élément indéniable pour pouvoir faire découvrir sa musique au plus grand nombre. The Voice est arrivé un peu par hasard dans ma vie mais m’a permis de me redonner confiance.

C’est sûrement un gros changement dans ta vie. Cette émission a été un avantage ou plutôt un inconvénient pour la suite de ta carrière et notamment pour la création de ton Ep ?

Ca m’a surtout permis d’élargir le nombre de personnes qui suivent mon actu musicale. Je ne cracherai jamais sur l’émission car sans cette « notoriété » je n’aurais pas pu réunir le budget suffisant pour mon premier EP. Pour le reste, je n’ai pas vu de gros changement dans ma vie, j’ai toujours essayé de garder les pieds sur terre. Il est important de rester réaliste et de savoir d’où l’on vient, qui on est et où l’on va.

Alors justement, comment naissent tes chansons ? Tu écris les paroles et la musique ? Comment arrives-tu à mettre en forme tout ça ?

Pour le moment on bosse à trois, avec Thomas Robert et Benoit Nivelet. Chacun à sa place dans la création d’un titre mais généralement il y a une touche de nous dans chacune des parties ; texte, mélodie, arrangement… Pour l’EP il y a également Cyril Tarquiny ainsi que Christophe Battaglia qui ont apporté une nette amélioration sur les titres.

Quels sont les thèmes que tu aimes chanter ?

Je n’ai pas de thèmes spécifiques. Si j’ai envie de parler de quelque chose, je le fais…

As-tu des artistes que tu aimes écouter tout particulièrement ?

En ce moment il y a notamment John Mayer, Ed Sheeran, Jake Bugg, et le dernier album de James Blunt.

2013 semble être une année importante pour toi : un single, un Ep mais aussi les Francofolies de Spa. Quels souvenirs gardes-tu de ce festival ? J’ai l’impression que ça t’a permis de franchir un stade supplémentaire dans ta carrière ?

Ca peut paraître bête mais depuis que j’ai 14 ans, je m’étais toujours juré d’y jouer ! J’ai passé un super moment là bas durant mon concert, le public était vraiment agréable et très attentif. Les Franc’off m’ont également permis d’accèder aux Francosessions ainsi que d’avoir pas mal de promos pour l’EP ; ça n’a été que du positif.

Parlons de ton Ep. J’ai cru comprendre qu’au départ le projet était l’édition d’un album. Pourquoi avoir finalement décidé de créer un « 5 titres » ?

Non, il a toujours été question d’un EP… En fait, à la base la jauge était de 14 000€ mais j’ai préféré la descendre à 9 000 afin d’avoir la sécurité d’y parvenir. Un EP est une véritable carte de visite pour pouvoir franchir des portes avant la création d’un album.

Chercher son financement via le site Oocto a été un choix de ta part ou l’as-tu ressenti plutôt comme une obligation budgétaire ?

Là pour le coup c’était un choix. J’avais croisé plusieurs personnes qui me disaient être intéressées d’y participer si je me lançais dans ce genre de projet. Je trouvais le concept sympa également, puis c’est une bonne façon de se lier et de se rapprocher des gens.

Le choix des chansons figurant sur cet Ep a été difficile à faire ? Comment as-tu procédé ?

Nous avions plusieurs titres mais j’ai toujours eu ma petite préférence. Le choix s’est fait assez facilement au final… Le seul titre qui a failli ne pas être sur cet EP c’est « copié-collé », deux semaines avant de rentrer en studio nous n’avions pas encore les paroles.

Si tu devais nous le présenter en quelques mots…

Il est pop et varié, c’est une vague de fraicheur et d’ondes positives qui vous donnera peut-être envie de sourire, de chanter, de pleurer ou pourquoi pas de danser !

En février 2013, dans la Meuse.be, lorsque tu parlais de ton single Corps à corps, tu déclarais :«Au niveau des professionnels, j’ai eu quelques félicitations et ma chanson passe sur Must FM. Mais pour le reste, je ne cache pas ma frustration… J’ai envoyé mon premier single à plusieurs radios au niveau national. Mais pour l’instant, aucune réponse…». Aujourd’hui, est-ce que ta situation a changé ou est-ce que cela reste difficile et donc frustrant pour toi ?

Tout mon projet est fait en auto-production, ce qui veut dire que je ne suis signée chez aucune maison de disque spécifique. Toutes les démarches sont donc faites par moi ou mon équipe. Le chemin est peut-être un peu plus long mais il est le même pour tout le monde… « Frustrée » n’est pas le mot, je suis juste de caractère à vouloir avancer toujours plus vite.

As-tu d’autres projets ou des dates prévues dans les mois à venir ? Comptes-tu venir chanter en France ? Dans un festival ?

J’aimerais beaucoup ! Pour le moment nous sommes entrain de mettre sur pied les concerts. J’ai déjà plusieurs dates de prévues pour 2014… mais j’espère vraiment pouvoir aller en France également dans les prochains mois.

Un grand merci pour avoir répondu à toutes mes questions. Avant de se quitter, j’aimerais que tu participes au rituel de fin :

Quel groupe (ou artiste) que tu connais me proposerais-tu de présenter dans les prochains mois ?

J’ai flashé dernièrement sur « Fränk » qui est un jeune artiste français, son premier single s’appelle « Dans la tête ». J’ai acheté son EP et aime beaucoup ce qu’il fait…

Pour terminer, inversons les rôles… Si tu avais une question à me poser ce serait…

Quel est ton titre préféré sur l’EP ?

Mon cœur balance entre « corps à corps » et « Tu dis ». Mais je vais quand même me prononcer pour « corps à corps ». C’est une belle chanson, bien écrite. Alors que le sujet n’est pas forcément facile à traiter. Il y a un bel équilibre entre la musique et les paroles… C’est vraiment une chanson que j’aime bien écouter.

Merci Juliane d’avoir répondu à toutes ces questions,

Merci à toi, au plaisir, à bientôt

@ bientôt et bonne continuation…

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