"On n’a pas fait ça pour devenir célèbre mais parce qu’on aimait la musique."

Publié le par chauve-stephane

« Deportivo » ce nom est lié avec le foot c’est ça ?

Non, pas vraiment. Mais lorsqu’on a cherché un nom de groupe, Julien a sorti toute une liste de noms de clubs de foot. Ca sonnait pas mal et puis c’était plutôt un hommage à la Mano Negra. Tu sais, on vient de Bois d’Arcy, ce n’est pas très loin d’où venait Manu Chao. L’idée était de former une sorte de clan. C’est cette idée qu’on avait de la musique. Et Deportivo ça sonnait correct.

Une décennie s’est écoulée depuis vos débuts ; que retires-tu de ces dix ans… Ta vision de la musique a changé?

Quand on est arrivé, les disques se vendaient plus, c’est certain. C’était aussi plus facile de vivre de sa musique. Maintenant, l’étau se resserre un petit peu mais il y a toujours des mecs qui vendent des millions d’albums. Ca ressemble un peu à la société : la « middle class » en prend un coup. C’est aussi valable pour la musique : il n’y a plus de classe moyenne, soit tu es « upper class » soit « working class ».

Comment tenir aussi longtemps, la longévité d’un groupe n’est jamais si longue ?

Je ne sais pas. Nous on n’a jamais eu un succès massif. On est juste des amis d’enfance, je suppose que ça aide.

L’album « Parmi eux » a quand même rencontré le succès…

Tu sais, on a toujours été un groupe alternatif. On n’a jamais été un groupe de masse. Rien n’a changé à ce niveau là. On remplit toujours des salles comme la Cigale. C’était comme ça au début, c’est encore valable maintenant. Mais comme on est moins exposé médiatiquement, les gens ont l’impression qu’avant c’était plus fou mais c’est faux. La dernière fois qu’on a joué à la Cigale, à Toulouse ou à Rennes, les gens étaient fous et c’était super. Maintenant on a tenu dix ans grâce à l’amour de la musique. C’est la seule raison pour laquelle on est là. Ceux qui ne tiennent pas c’est peut-être qu’ils ne s’entendaient pas tellement ou la musique n'était qu'une manière d’accéder à la notoriété… On n’a pas fait ça pour devenir célèbre mais parce qu’on aimait la musique. Il n’y avait pas d’autres choix : c’était une nécessité de faire de la musique.

"On n’a pas fait ça pour devenir célèbre mais parce qu’on aimait la musique."

Commenter cet article