"Je ne fais pas de la musique pour faire tout le temps la même chose. "

Publié le par chauve-stephane

Vous étiez chez Barclay… maintenant c’est fini.

En fait, on sentait ça depuis le premier album.

Ah oui ?

Ben oui, il faut vendre des disques. Et puis, à un moment ils ont dit « non, on arrête ». Mais ça ne nous a posé aucun problème. On n’a pas été assommé. On a quand même fait trois albums avec eux. On avait fait le tour du sujet. Et les mecs sont plutôt sympas, il n’y a aucune animosité. Maintenant, on n’est pas mécontent d’être tout seuls.

Et justement Titanic records, votre label… c’est de l’humour noir ?

Oui c’est de l’humour noir. En fait, on avait appelé notre local de répétitions le Titanic studio. Julien avait dessiné sur notre porte un bateau qui coulait parce que l’orchestre du Titanic avait joué jusqu’à ce que le bateau coule. Ca représentait un peu l’industrie du disque. Mais c’est un peu idiot car l’industrie du disque s’en sortira très bien.

Vous vous êtes autoproduits mais pourquoi ne pas utiliser des sites de crowdfunding ?

Parce qu’on n’en a pas eu besoin. On avait un peu d’argent. On a été viré de chez Barclay mais ils ont dû nous indemniser. Et avec l’argent de Barclay, on a pu sortir l’album. Ce système très bien et peut-être qu’on le fera un jour mais l’idée que les gens financent mon disque me ferait culpabiliser. Je n’ai pas envie qu’ils soient déçus. Je ne sais pas comment t’expliquer… ça me mettrait beaucoup trop la pression. Mais qui sait ? Peut-être qu’à un moment j’accepterai l’idée et qu’on le fera. Mais pour l’instant, on n’en a pas l’utilité, on se débrouille et on y arrive.

Domino, votre album, a été plébiscité par la critique… Souvent présenté comme un mélange de pop et de rock. Comment le décrirais-tu votre album domino ?

J’en sais rien. Quand on a commencé on a fait une sorte de mélange entre Miossec, Nirvana, Manu Chao et Louise Attaque. On a fait notre petite soupe avec ça. Aujourd’hui on a voulu refaire quelque chose de spontané en ayant appris plein de trucs avec le troisième album qui avait un peu déboussolé les gens. J’en étais très content. Je ne fais pas de la musique pour faire tout le temps la même chose. Un jour, on sera pop, un jour on sera punk, un jour on sera R n’B… je m’en fous.

"Je ne fais pas de la musique pour faire tout le temps la même chose. "

Commenter cet article