Interview de mars 2014:"L’album Dimanche a un petit côté déprime-nostalgie mais je crois que c’est le mélange de ce que je suis."

Publié le par chauve-stephane

Dans ton nouvel album Dimanche, l’humour est toujours présent mais j’ai l’impression que tu laisses une place plus importante à la nostalgie et à une critique de la société. Je me trompe ?

Je ne suis pas très objectif car il y a tout ce que je voulais faire et tout ce qui se ressent. A personne différente tu ne peux pas utiliser la même blague. En plus, il faut parfois accepter d’être où on ne veut pas être. Moi, je n’ai pas calculé le rire, il fait partie de moi. La musique, oui, je voulais depuis que j’étais enfant. Mais voilà, c’est devenu une alchimie entre mon public et moi. En soirée, je ne suis pas la personne la plus drôle, j’ai de bonnes phases de temps en temps. Mais je l’ai vraiment travaillé. Je te dis ça car aujourd’hui il y a des moments où je fais rire sur scène que je ne calcule pas. Quand je dis « il ne fait pas bien chaud », ça fait marrer, mais si c’est quelqu’un d’autre qui le dit, il n’y a pas de réaction. Et ça ça me dépasse un petit peu mais j’en joue. C’est pareil pour les textes. Dans cet album, je suis moins allé dans le gag mais je trouve cet album plus optimiste et moins sombre car il prend les problèmes du bon côté. Dans Le bruit, il y a des choses graves mais je trouve la chanson plutôt optimiste. Le Kleenex même si elle parle de la vie et de la mort, elle n’est pas du tout critique. Dans le précédent, il y avait des chansons très sombres comme Le testament. Joli dimanche est une chanson très mélancolique mais pas grave du tout. C’est juste quelqu’un qui n’arrive pas à construire son histoire. Maintenant, le nom de l’album Dimanche a un petit côté déprime-nostalgie mais je crois que c’est le mélange de ce que je suis.

Tu as été libre dans le choix de tes chansons ? On ne t’a pas demandé d’enlever certains titres ?

Je n’ai pas été le seul à le faire, par contre j’ai mon mot à dire car c’est surtout moi qui vais devoir en répondre dans vingt ans même si je ne suis plus avec la même prod, le même réalisateur ou mon manageur. Le domaine dans lequel je ne fais pas le choix, à tort ou à raison, c’est pour le single dans l’album. C’est donc La belle histoire qui a été choisie. Plusieurs des partenaires étaient d’accord, et sans se concerter. A partir de là, j’ai envie de leur faire confiance. Maintenant je ne trouve pas que ce soit la chanson la plus originale mais je me reconnais. Un album, ça se construit avec des personnes. A partir du moment où tu les invites à travailler avec toi, il faut aussi que tu acceptes leurs remarques et leurs conseils. Cette méthode m’a toujours été bénéfique.

Sinon, on t’annonce au Zénith de Paris le 29/11 ; mais j’ai vu que tu allais aussi jouer à Nancy. Tu leur prépares quelque chose ?

Je vais déjà jouer la chanson Nancy. Maintenant je me réserve le droit de préparer le terrain parce que je vais essayer d’expliquer certaines choses.

Mais tu penses qu’il y a vraiment besoin d’expliquer ?

Oui, car quand tu touches à la terre, tu touches à un honneur. C’est juste une chanson certes, mais qui touche à des choses importantes pour les gens de Nancy. J’ai eu des retours positifs et négatifs mais même les gens qui comprennent mon humour m’ont demandé pourquoi. Il y a eu toute une page dans le journal l’est républicain avec la réponse du maire et toutes les paroles sont parues. Ca a été une petite affaire. Ca aurait été beaucoup plus grave si j’avais été plus connu à l’époque Je vais juste me permettre de présenter les raisons de cette chansons. Ca ne touche pas à la ville elle-même. Ca aurait pu s’appeler Montbéliard ou Marseille ou Brest. Je le ferai mais je ne peux pas dire que je suis complètement rassuré mais il est évident que dans tout ce que j’ai fait dans ma carrière, je n’ai jamais voulu faire de peine aux gens. Je veux rire avec eux. Donc voilà, je suis content d’aller jouer à Nancy mais je ne sais pas du tout comment ça va se passer, on va voir.

Interview de mars 2014:"L’album Dimanche a un petit côté déprime-nostalgie mais je crois que c’est le mélange de ce que je suis."

Publié dans L'effet Oldelaf!

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