Interview de mars 2014:"Alors après pourquoi m’appeler comme ça… parce que quelqu’un m’appelait comme ça… et cette personne comptait pour moi, voilà."

Publié le par chauve-stephane

Oldelaf, ça vient de ton nom Olivier Delafosse, alors comment as-tu trouvé ce pseudo ?

Je n’ai jamais été fort en nom de groupe, j’ai toujours eu des noms moisis. Mais quand on a créé Oldelaf et Monsieur D je voulais que ce soit l’histoire de deux personnes. Après, je voulais un nom tranquille et qu’il n’y en ait pas dix. Mais le handicap que j’ai rencontré c’est de faire comprendre qu’Oldelaf ne signifiait rien. En plus, Oldelaf ça n’a pas de consonnance française. Ca fait Suédois ou Anglais. Alors après pourquoi m’appeler comme ça… parce que quelqu’un m’appelait comme ça… et cette personne comptait pour moi, voilà.

Et j’ai vu que tu avais failli abandonner ce nom quand vous avez arrêté Oldelaf et Monsieur D…

Oui, c’est marrant car ça on ne me l’a jamais demandé. C’était la prod qui voulait marquer une césure. Moi, ça m’intéressait de garder le personnage d’Oldelaf car je perdais déjà mon groupe et mes références si en plus je perdais mon personnage, j’avais peur de me retrouver vraiment tout nu. Et puis, du coup, j’ai gardé tout le public qui me suivait avant. Et j’en suis très heureux car ça comptait beaucoup pour moi. Surtout qu’au début, certains pensaient que je voulais arrêter la musique. Moi, je voulais juste tourner une page et aller vers autre chose. Mais le paradoxe, c’est que changer de nom aurait été une aubaine auprès des pros car l’étiquette Oldelaf a toujours eu une connotation. Et les pros et l’humour, c’est toujours compliqué. Certains ne comprennent pas que l’on puisse mélanger la chanson et l’humour, quelque soit le type d’humour. Pour eux c’est faire du Patrick Sébastien. Chose contre laquelle je me bats, et c’est toute l’histoire de ma vie. En changeant de nom, j’aurais eu un destin complètement différent car j’aurais fait accepter plus facilement certaines chansons mais j’aurais perdu tout le public. Et comme le public compte plus pour moi que les pros… On avait quand même fait un beau parcours avec Oldelaf et Monsieur D. Et puis, il y a eu un peu de flou au niveau de la communication. Les premiers concerts ont été durs à remplir. Après l’Olympia complet avec ses 2500 personnes on a eu du mal à remplir le Zèbre de Belleville à Paris avec le nouveau spectacle.

Tu me parlais des pros tout à l’heure. Ca pose vraiment des problèmes de faire de la chanson française en y mêlant de l’humour ?

En fait, les gens veulent mettre les artistes dans des cases. Est-ce que tu fais de la chanson ou de l’humour ? Et à vrai dire, je m’en fous. J’ai fait mes armes dans la chanson, je me sens légitime. L’humour est venu comme ça, sur le terrain. J’aime bien dire des âneries et ça fonctionne en plus. J’ai besoin de ça pour me rassurer sur scène et pour dire des choses dans mes chansons. Dans le spectacle on a un mélange de plusieurs choses : comédie, chansons, lumière, théâtre avec une petite histoire en interne. Ca me va très bien. Mais ce mélange pour les radios est rédhibitoire. Pour la Tristitude on me disait que c’était génial mais qu’on ne pouvait pas la programmer car c’était humoristique…

Pour terminer sur ton nom, est-ce qu’on peut présenter Oldelaf comme un groupe ou une troupe avec ce mélange de comédie et de chansons que l’on peut voir sur scène ?

Il y a une osmose, oui. Oldelaf ça reste moi mais ça englobe aussi les musiciens qui sont importants pour moi. Maintenant, ils ont tous des noms de personnages. Les gens font certainement l’amalgame mais ça ne me gêne pas du tout parce qu’on a un fonctionnement qui ressemble à un fonctionnement de groupe même si ça reste mes chansons. C’est moi qui prends les décisions et qui traite la prod. Par contre musicalement, on fait les arrangements ensemble. Pour résumer, on peut dire que sur scène Oldelaf est un groupe mais sur les disques c’est moi.

Interview de mars 2014:"Alors après pourquoi m’appeler comme ça… parce que quelqu’un m’appelait comme ça… et cette personne comptait pour moi, voilà."

Publié dans L'effet Oldelaf!

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