"Cet album parle donc des émotions, des saisons… et du grain de sable."

Publié le par chauve-stephane

Parlons de tes chansons. Vous travaillez à deux. Alors comment faites vous pour écrire un morceau ?

Et bien, nous n’avons pas vraiment de règles là-dessus. C’est pour ça que c’est à la fois génial et ingrat. Il y a des jours on va avoir tout d’un coup : texte, musique, arrangement… Il y a des jours où seul un texte est là. Ca va mettre quelques temps. Amos va avoir une phrase, moi une autre puis petit à petit ça va devenir une chanson. Soit on fusionne complètement, soit chacun arrive avec une bribe ou avec quelque chose de terminé. Et des fois on a des pannes d’inspiration. En général on fait la base chez nous, on arrive avec une proposition. Si cela est validé, on fait tout le reste ensemble pour améliorer, enlever ou rajouter. Les morceaux évoluent parfois sur plusieurs mois. La seule chose qui compte c’est le plaisir et pour l’instant on en a plein les bras donc tout va bien.

Le mot contemplation de l’homme revient à chaque fois quand on aborde le thème directeur de cet album « La femme mangeuse des nuages du ciel ». Comment toi as-tu envie de présenter cet album ?

C’est un album de voyage et de poésie musicale sans le côté élitiste et un peu lourd que les gens peuvent mettre dans la poésie. Avant d’être une personne, je suis un être humain. Je me sens profondément grain de sable dans l’univers, grain de sable sur la planète. Et puis, je suis admirative de la vie. Je le suis de moins en moins de l’homme mais toujours autant de la nature. Cet album parle donc des émotions, des saisons… et du grain de sable.

Les critiques vantent la diversité musicale de cet album. C’est le petit plus… c’est une volonté de votre part d’avoir des chansons de styles différents ?

Justement, on pensait que faire de la musique était un moyen d’expression. Amos et moi avons tellement écouté des musiques différentes : musiques du monde, du jazz, du classique, de la musique des Balkans comme de la musique des Caraïbes. Je ne me suis jamais rien interdit. Comme je te le disais, j’ai quand même dix-quinze ans de musique derrière moi. Je ne me suis jamais interdit de voyager d’un style à un autre parce que c’est ce que j’aime. Cet album a donc été apprécié par certains parce qu’il était très éclectique. Mais d’autres nous ont dit que c’était un véritable problème. C’est pour ça aussi que les grands médias ont eu du mal à parler de cet album car ils le trouvaient inclassable. Moi, je trouvais que c’était un point fort. Toujours est-il que le prochain sera tout en français, peut-être encore plus ancré folk ; il va s’inscrire plus dans un registre contrairement à ce premier album qui était l’autorisation à tout.

"Cet album parle donc des émotions, des saisons…  et du grain de sable."

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