"2013 est une très belle année : c’est l’année de la réalisation mais aussi de la compréhension."

Publié le par chauve-stephane

Vous avez donc commencé à deux. Je me doute qu’au début, ça a dû être difficile et maintenant vous êtes chez Barclay. Comment arrive-t-on chez Barclay ? Il y a eu un EP d’abord et des premières parties ?

L’EP, c’est Barclay qui l’a produit. Beaucoup de gens pensent qu’on a été signé après l’EP alors que c’est Barclay qui nous l’a sorti. Mais oui, ça été très long et très compliqué parce qu’on ne connaissait personne. On n’a pas eu de buzz internet et on n’a pas fait La Nouvelle Star, donc effectivement on était un peu isolé avec nos textes et nos musiques. Comme je te disais, j’ai eu beaucoup de projets musicaux. Amos, lui était bibliothécaire et il bossait à côté en plus d’avoir quelques projets musicaux en parallèle. Et puis, quand on s’est rejoint, c’était vraiment le projet de la professionnalisation. Enfin, pour moi, ça faisait longtemps que j’essayais de me professionnaliser, de manger de ma musique et de la faire connaître. Quand on a monté le projet Anouk Aïata, l’idée c’était vraiment qu’il se passe quelque chose avec les chansons. On a bossé dans notre coin pendant bien 2 ans, à écrire et à faire des maquettes. Et puis on a fait le tour des maisons de disques. On a eu un répondant assez positif de plusieurs labels qui nous a demandé d’en faire plus. On a donc maquetté encore et encore. Et deux ans après l’éclosion du projet on a donc eu des propositions de maisons de disques et on est allé chez… Barclay ! Mais moi, j’ai quand même dix ans de galère derrière moi. C’était difficile de manger et je faisais des petits boulots mais j’avais toujours devant moi droit dans les yeux le but et l’envie de faire ce métier.

2013 c’est un aboutissement et une belle année pour toi ?

C’est une belle année, par contre, j’ai appris aussi beaucoup. Ca n’a pas été que beau et simple. Ca été l’aboutissement d’un rêve mais j’ai fait des erreurs. 2013 est une très belle année : c’est l’année de la réalisation mais aussi de la compréhension.

Parce qu’il y avait des choses que tu n’imaginais pas et tu as été trop naïve ?

Effectivement, plein de choses. Le côté professionnel de la musique. Le mercantilisme de la musique n’est pas la musique rêvée mais… c’est de la musique quand même. Donc 2014 sera la continuité.

2013 est aussi l’année d’une plus grande médiatisation, il y a eu des articles sur toi et tu as fait quelques télés…

La sphère web et les blogs nous ont bien soutenus et bien suivis. Maintenant le média est une espèce de Jules César avec pousse en l’air ou pousse en bas. Moi je trouve qu’on a eu un accueil assez timide de la presse papier et radio. Aujourd’hui le média est LE partenaire de l’artiste lui permettant d’être mis en avant, d’être visible, d’avoir une belle tournée et des ventes de disques. J’ai trouvé ça pour nous assez timide mais on les aime quand même et on va revenir plus fort !

Vous avez quand même fait quelques passages télé, alors que ça devient de plus en plus dur…

Oui mais on voulait faire Taratata et l’émission s’est arrêtée. Il y a pas mal de choses qu’on devait faire et qui ne se sont pas faites mais effectivement on a eu TV5 Acoustic qui est une très très belle émission. On est content quand même. On a eu un beau soutien de W9 et M6 avec le premier clip « Pourquoi regardes-tu la lune ? » C’était cool. Et c’est vrai, quand tu as un peu de télé ça change les choses. Tu touches beaucoup de gens et tu le sens tout de suite en fait. La télé c’est une fenêtre qui donne chez les gens. Le concert participe à te faire connaître mais encore faut-il que les gens aient envie de se déplacer. Là, c’est toi qui rentre chez les gens. A chaque fois que le clip est passé, on a eu des retours immédiats et ça c’était très cool !

"2013 est une très belle année : c’est l’année de la réalisation mais aussi de la compréhension."

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